Eglise Protestante Evangélique de Versailles
"Au Roi éternel, immortel, invisible, au seul Dieu, soient honneur et gloire pour l'éternité. (1 Tm 1:17)"
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Parole du mois : Février 2016
Publié par epeversa.admin le 08-02-2016 (471 lectures)
Parole du mois

Quand Dieu reste silencieux.

« Jusqu’à quand, ô Eternel ? J’ai crié, et tu n’écoutes pas ! J’ai crié vers toi à la violence, et tu ne secours pas ! »

Habakuk 1. 2

 

D’emblée une question se pose : le Dieu de la parole, Celui qui créée par sa parole, peut-Il être silencieux ? L’intercesseur que fut le prophète Habakuk à la fin des années six cent avant Jésus-Christ en avait le sentiment. Il fut troublé par l’apparent silence de Dieu à ses prières en faveur du petit peuple de Juda, au point de nourrir la pensée que Dieu était indifférent à sa souffrance. De telles pensées peuvent facilement et rapidement envahir nos cœurs angoissés quand nos « pourquoi » restent sans réponse du ciel. Ainsi, comme le prophète, il arrive que nous disions : Jusqu’à quand, ô Eternel ? J’ai crié et tu n’écoutes pas… Ce sentiment d’absence de Dieu peut terriblement s’alourdir quand des amis attentionnés, comme ceux de Job, ne comprennent pas et nous exhortent avec rigidité. Nous n’aimons pas le silence, qui nous semble pesant alors que l’on espère. Toutefois, il est précieux de savoir que :

-          Dieu est libre de nous répondre, ou de faire silence pendant un temps. Cette liberté de Dieu ne change en rien son amour pour nous. Il n’est pas un robot distributeur. Le silence fait partie de sa pédagogie envers nous.

-          Dieu travaille en notre faveur dans son silence. L’œuvre de Dieu en nous par son Esprit n’est pas toujours perceptible. Ses temps de silence nous préparent à recevoir sa Parole et à y obéir. A ses interrogations, Habakuk a reçu cette seule parole : Le juste vivra par sa foi.

-          Dieu nous pousse à la méditation et à la prière, dans son silence. Ce fut le cas du prophète Habakuk. Chapitre 2, après avoir dialogué avec Dieu, Habakuk est « fidèle au poste » dans l’attente ardente de l’intervention divine.

-          Dieu défie notre raison dans son silence. La raison humaine est précieuse mais limitée. Nous ne pouvons pas tout comprendre ni tout expliquer. Certaines situations nous dépassent et nous conduisent à chercher les solutions ailleurs qu’en nous-mêmes. Habakuk l’a compris quand la réponse de Dieu à sa prière était encore plus douloureuse que le mal lui-même.

-          Dieu met en évidence notre finitude dans son silence. Il nous amène à accepter ce que nous sommes, des êtres finis qui ont besoin de Lui pour leur vie. Ainsi, nous apprenons l’humilité. Habakuk a compris que ses messages, même vigoureux, ne pouvaient pas changer le comportement de son peuple.

-          Dieu stimule notre foi en Lui dans son silence. Habakuk a lâché prise. Dieu n’a pas pour autant changé sa situation, mais lui appris à Lui faire confiance. Le prophète termine son livre par un chant de confiance en Dieu : Toutefois, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut.

Le silence de Dieu n’est pas incompatible avec sa Parole. Ainsi, Il nous façonne pour que nous dépendions d’avantage de Lui. Alors si Dieu tarde à se manifester, attendons-Le dans une foi sereine.

Patrice Kaulanjan, pasteur

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Parole du mois : Janvier 2016
Publié par epeversa.admin le 03-01-2016 (347 lectures)
Parole du mois

L’espérance chrétienne, un joyau de la foi.

« Je sais que mon Rédempteur est vivant… »

Job 19.25

 L’apôtre Jacques, Jacques ch.5. 11, nous apprend que l’histoire de Job, pas toujours comprise, est présente dans la Révélation biblique pour nous apprendre la patience, et nous faire aussi découvrir la miséricorde et la compassion de Dieu qui lui accorda une fin heureuse.

Job fut cerné de tous côtés. D’abord, Satan l’accusa devant Dieu, alors qu’il était reconnu pour son intégrité. Puis, ce furent ses amis qui le jugèrent très sévèrement. Pour eux, la souffrance de Job ne pouvait avoir qu’une seule origine, un péché non avoué. Ensuite, ce furent les membres de sa famille, notamment son épouse, qui amplifièrent son terrible désarroi en lui disant de maudire Dieu et de mourir. Toutefois, l’épreuve de Job atteignit son point culminant quand il fut accusé par ses propres pensées. Malgré ce contexte difficile et tragique, le patriarche avait encore les ressources suffisantes pour espérer en Dieu. Selon notre texte, il avait trouvé le secret de la patience pour attendre le secours avec la certitude que le jugement de Dieu serait le bon. Job savait que son Rédempteur était vivant, et qu’Il le délivrerait et le justifierait.

Pour nous, cette affirmation de Job est l’un des joyaux de notre foi en Dieu par Jésus-Christ. Nous savons que Jésus-Christ est mort pour expier nos péchés devant le Dieu juste et saint. Ainsi, nous savons que Jésus-Christ a déjoué tous les plans du diable et l’a livré en spectacle en triomphant de lui par la croix. Nous savons que Jésus est ressuscité pour notre justification et notre réconciliation avec son Père. Nous savons aussi qu’Il est vivant à la droite de Dieu et qu’Il prie pour nous et pour notre sanctification. Par notre foi éclairée par la Bible, nous Le voyons, comme un avocat, plaider notre cause devant Dieu en réprimant notre adversaire. Il plaide avec tous les fruits de sa victoire sur le mal, sur Satan, à la croix. Nous savons que nous ne sommes pas seuls. Il nous a donné son Esprit. Il est la présence bienfaisante et rassurante de Dieu à nos côtés. Il est puissance de Dieu, qui donne les capacités de tout supporter avec foi et espérance.

Avec le Christ vainqueur du mal, nous sommes triomphants dans toutes nos luttes. Voilà notre haute retraire, le refuge où nous accourons pour être à l’abri. Jésus, victorieux par sa souffrance et sa résurrection, est notre repos, notre assurance, le secret de notre joie et de notre paix en toute circonstance.

Apprenons à connaitre Jésus toujours plus, pour, comme Job, exprimer cette conviction même dans le malheur : « Je sais que mon Rédempteur est vivant. »

Patrice Kaulanjan, pasteur

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Parole du mois : Decembre 2015
Publié par epeversa.admin le 11-12-2015 (367 lectures)
Parole du mois

Un Sauveur est né…

« Il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur… » Luc 2.1 à 20

C’est avec ces paroles remplies d’espoir qu’un ange a annoncé la naissance de Jésus à des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. On peut déjà s’interroger sur le lieu, l’heure et les personnes choisies pour recevoir ce message de Dieu. Cette annonce de la plus haute importance ne s’est pas faite suite à une convocation officielle, et encore moins dans un grand palace. Pour annoncer la naissance de son Fils, Dieu choisit la nuit, et des campagnards modestes, afférés à leurs tâches habituelles. Décidément, les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes. Il choisit la simplicité pour se faire connaitre et rendre visible son projet de bienveillance envers nous, les humains. Cette annonce, accompagnée d’une manifestation de la gloire Dieu, est comme une lumière qui vient éclairer ces bergers dans leur nuit. Ces hommes en sont effrayés mais l’ange les rassure : « Ne craignez pas ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie. » Les bergers ne s’attendaient sans doute pas à entendre un tel message, comme c’est le cas pour beaucoup d’entre nous aujourd’hui. A l’approche de Noël, on entend plus volontiers parler de commerce, de chiffre d’affaire, de cadeaux, de repas pantagruéliques. Qui s’attend à entendre que le Fils de Dieu est venu parmi les hommes ? Malgré tout, Dieu surprend. Il fait encore, contre toute attente, raisonner sa voix dans nos nuits pénibles et sans issue.

 Au moment où l’ange prend la parole, les bergers entendent qu’il s’agit d’un message réjouissant. Ils apprennent que cette bonne nouvelle concerne tout le peuple, et qu’elle sera un sujet de joie. Alors, leurs craintes et leurs frayeurs s’estompent. Le contenu du message se rapporte à une naissance, et des moins banales : il s’agit de la naissance d’un Sauveur appelé le Christ et le Seigneur. Sans doute, comme beaucoup de gens de leur époque, ces hommes attendaient-ils le Messie promis par les Ecritures. Mais l’évangéliste ne dit rien sur leur réaction. Ils ne sont qu’auditeurs d’une annonce, spectateurs d’évènements cosmiques, et récipiendaires d’une invitation à aller voir l’enfant né. Ils décident d’aller voir ce qui est arrivé. Ils trouvent les choses comme l’ange le leur avait dit, puis ils s’en retournent à leurs activités en glorifiant Dieu.

 Qui croit encore de nos jours que Noël est la naissance de Jésus, le Christ, venu parmi les hommes ? Si, comme ces bergers, on prenait un peu de temps pour plonger nos regards sur le vrais sens de Noël et sur les raisons de cette naissance, on serait assurément réjoui et consolé. Il est le Sauveur, le Christ et le Seigneur, tant de titres dont la Bible nous donne l’explication. A nous maintenant d’aller vers les Ecritures pour le découvrir. Sans doute en ressortirons-nous comme les bergers, en glorifiant Dieu.

Patrice Kaulanjan, pasteur

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Parole du mois : Novembre 2015
Publié par epeversa.admin le 09-11-2015 (359 lectures)
Parole du mois

De la pauvreté à la richesse infinie…

 « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. » Mathieu 5. 3

Le Sermon sur la Montagne, Mathieu Chapitre 5 à Chapitre 7, est le premier discours de Jésus. Il débute par une série de huit phrases que appelées traditionnellement les Béatitudes. Chacune d’elles est introduite par le mot « heureux ». Elles sont toutes construites de la même manière, puisque le mot « heureux » est suivi chaque fois d’une condition de vie ou d’une façon d’être et d’une récompense gratuite et imméritée. Ces béatitudes dressent le portrait du caractère profond d’un vrai disciple de Jésus.

Dans cette première phrase, c’est le pauvre qui est heureux, puisque le royaume des cieux lui est donné. Cet enseignement de Jésus était en conflit direct avec la pensée de son époque concernant le bonheur. Certains groupes politico-religieux et philosophiques affirmaient que le bonheur résidait dans pouvoir et dans la richesse matérielle. Plus tard, en 1888, le philosophe Nietzche, dans son ouvrage « l’Antéchrist », définira ce qui est bien comme tout ce qui exalte le sentiment de puissance et de pouvoir, et que ce qui est mauvais comme tout ce qui vient de la faiblesse. Aujourd’hui encore, reconnaitre ses failles, ses limites et sa pauvreté intérieure est un aveu d’échec. Pourtant, Jésus proclame que le pauvre est heureux. Il est heureux parce qu’il a conscience de sa finitude, de sa misère spirituelle et de son besoin de Dieu. Cette pauvreté reconnue et assumée est récompensée, car elle est juxtaposée à la richesse infinie du royaume des cieux.

Si au Chapitre 3 de Mathieu, Jean-Baptiste et Jésus ont annoncé la venue du Royaume des cieux, Jésus affirme ici qu’il est attribué comme un pur don à ceux qui, quelle que soit leur condition sociale, reconnaissent leur pauvreté spirituelle et acceptent de recevoir Dieu dans leur vie. Le royaume des cieux donné gratuitement est sans limites et éternel. Peut-on avoir plus qu’une telle richesse ? Alors, heureux dès à présent ceux qui ont mis leur foi en Dieu et qui vivent en s’appuyant continuellement sur Lui. Le vrai bonheur réside dans la confiance en Dieu par Jésus-Christ. Il s’est fait pauvre pour que nous soyons pardonnés de nos péchés et réconciliés avec Dieu. Dieu L’a ressuscité et L’a placé au-dessus de tous, afin que tout genou fléchisse devant Lui. Ceux croient en Lui passeront, comme Lui, de la pauvreté à la richesse de connaitre le Dieu vivant. Dans la suite de son enseignement, Jésus dira que Dieu connait nos besoins et qu’Il y pourvoit avec précision.

 Soyons donc tous les jours pauvres, cherchant à nous ressourcer toujours plus dans sa présence : ainsi mènerons nous une vie satisfaite, et sourde aux sirènes du consumérisme et du désir d’être puissant. Nous n’avons pas à nous inquiéter, mais à demeurer dans la paix de la présence de Dieu.

Patrice Kaulanjan, pasteur

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Parole du mois : Septembre 2015
Publié par epeversa.admin le 11-09-2015 (414 lectures)
Parole du mois

« Béni soit Aser entre les fils d’Israël ! Qu’il soit agréable à ses frères, et qu’il plonge son pied dans l’huile ! Que tes verrous soient de fer et d’airain, et que ta vigueur dure autant que tes jours ! » Deut. 33. 24, 25

 

Moïse termine son long et précieux ministère par une série de bénédictions prononcées sur les différentes tribus d’Israël. Puisque le Deutéronome est la loi répétée, Dieu rappelle en d’autres termes à son peuple ce qu’Il lui avait déjà annoncé par la bouche de Jacob en Genèse 49. Toutefois, même une lecture rapide permet de constater qu’il y a des différences entre ces deux listes de bénédictions. Il n’y a pourtant pas de contradiction entre Genèse 49 et Deutéronome 33, car c’est la même plume, celle de Moïse, qui les a écrits. La différence notoire est que les actes tristes, humiliants et méchants de certains fils de Jacob ne sont pas repris dans le texte du Deutéronome. Moïse ne présente pas les méchantes actions de Lévi, de Ruben et de Siméon, mais ceux de la grâce divine en eux ou envers eux. Jacob voit ses fils dans leur histoire personnelle, et Moïse dans leurs relations d’alliance avec l’Eternel.

Tandis que Jacob met l’accent sur les manquements de l’homme, ses infirmités, ses péchés ; Moïse fait ressortir la bonté, la fidélité et les compassions de Dieu.

 Aser, huitième fils de Jacob conçu avec Zilpa, la servante de Léa, fait partie de ceux qui sont honorés. Pour Jacob, il fournira une excellente nourriture à tout son peuple. Pour Moïse, il sera agréable à ses frères. Ils profiteront de ses abondantes récoltes, car ses terres étaient propices à la culture de l’olive. L’image du pied plongé dans l’huile exprime cette abondance. Ses portes seront infranchissables et sa force inébranlable, pour se protéger des envahisseurs potentiels malgré sa situation septentrionale.

Au seuil de cette nouvelle année scolaire, il est bienfaisant de se rappeler que notre Dieu nous a témoigné sa fidélité, sa bonté et sa compassion en son Fils Jésus-Christ. Jésus est mort sur la croix pour expier nos péchés, ressuscité pour nous donner la vie, monté vers Dieu pour nous préparer une place, et il revient pour nous prendre avec Lui. En Lui, notre Père céleste nous a bénis de toutes sortes de bénédictions, dont l’ampleur dépasse notre entendement. Chaque jour, librement nous pouvons nous plonger dans la personne de Jésus, révélé dans sa Parole pour être renouvelé et fortifié dans sa grâce. Il est notre rempart contre les assauts de notre ennemi, le diable.

Alors, restons attachés à Jésus-Christ, soyons toujours plus proche de Lui, afin de Le servir et d’être en bénédiction à nos frères et sœurs.

Patrice Kaulanjan, pasteur

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